DÉDICACES
22:42
Black M César ft. Gims
22:39
DJ Snake, Selena Gomez Selfish Love
22:35
Amel Bent, Hatik 1,2,3
22:32
Amir feat. Indila Carrousel
22:28
GIMS x DADJU x SLIMANE Belle
22:25
Keen'V Je garde le sourire

Emma DJ (FRA)



Certains artistes commencent leur carrière sur la pointe des pieds. Pas Emilio.

Rien avant 2019 hormis ses soirées Fusions mes Couilles dont il a la paternité, puis trois albums d’un coup, tous sortis sur Lavibe, le label de Brice Coudert. Deux sorties en cassette, format bien opportun pour les sonorités poussiéreuses de ses productions ; la troisième ne prend pas le temps d’une sortie physique.

On pourrait trouver tout cela précipité. Pourtant, chaque partie du triptyque raconte une histoire.

L’ambiance y est malsaine et dissonante, les percussions ne restent jamais à leur place, tout se lie dans un maelström de distorsions réglées impeccablement.

Contrairement à beaucoup de morceaux de cette vague punk-expérimental-de-chambre, la musique d’Emilio se reconnaît tout de suite.

À l’écoute de “Burnout Library” et “Slug Just”, deux titres qui ont fait l’objet de vidéos magnifiquement dérageantes, on ne peut douter qu’ils sont issus du même esprit vicelard. En 2020, sa musique a continué à se répandre, hyperactive et toujours bien référencée.

Un autre album au format cassette chez les copains de BFDM, deux fantastiques sorties sur Collapsing Market, au sound design encore plus affirmé, presque raffiné, sans que cela nuise à l’ambiance caverneuse et psychotique qui fait sa singularité. Une sortie chez L.I.E.S. aussi, comme une évidence, puis un autre album à peine annoncé sur High Digital. Là, un morceau sur la compilation Mutants d’Arca.

Pas de vinyles, pas de streaming, pas d’interview.

Pas de fête non plus, Covid oblige, mais quelques mixes bien sentis pour Dekmantel et Boiler Room. Emma DJ donne l’impression d’aller là où le vent le mène, tout en sachant d’avance où il le mènera.

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